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Un bébé zéro-déchet, c’est possible ?

Vous l’avez sûrement remarqué : un bébé dans nos contrées occidentales, ça a malheureusement tendance à générer énooooormément de déchets. Et si vous êtes ici, c’est justement parce que vous faites attention à ne pas transformer la planète en poubelle géante. Alors, comment faire pour concilier bébé tout neuf et mini-poubelle ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous donne 3 petits conseils de base à appliquer au quotidien pour vous aider dans votre démarche de parents éco-responsables. Et pendant que vous y êtes, vous ferez aussi de belles économies, tout en préservant la santé de votre bébé. Alors prêt.es à vous y mettre ?

1. Moins, c’est mieux ! Avez-vous vraiment besoin d’un transat ? D’un sac à langer ? Un mode de vie minimaliste contribue beaucoup à la réduction des déchets. Tout ce qui n’est pas produit ne finira pas dans une poubelle 🙂

2. Privilégier les achats d’occasion, ou à défaut choisir des matières naturelles et/ou durables dans le temps. Combien de jouets en plastique finissent à la poubelle, cassés, au bout de quelques jours ? Le matériel de puériculture, les vêtements et les jouets de bébé ne servent jamais très longtemps et peuvent largement être utilisés par plusieurs bébés !

3. Informer votre entourage de vos choix bien avant la naissance pour éviter les cadeaux en double ou qui ne correspondent pas à vos souhaits. Dans ce cas, une liste de naissance peut être utile, en indiquant vos préférences : achats d’occasion, produits éthiques, matières naturelles, etc…  Pareil pour Noël, les anniversaires, etc…

Enfin, il vaut mieux commencer votre démarche tranquillement et sans pression, un bébé prend déjà beaucoup de temps ! Donc, où que vous en soyez dans votre démarche zéro-déchet, ne culpabilisez pas, chaque petit pas compte. Une petite action réalisée par un grand nombre de personnes aura plus d’impact qu’un petit nombre de personnes totalement zéro-déchets 😉

Le change

Les couches jetables représentent 40% des déchets ménager pour un couple avec un enfant de moins de 2 ans, pour un poids de 804 kg par an. 4 milliards de couches jetables sont utilisées chaque année en France.

Même écologiques, les couches ne sont ni recyclables, ni biodégradables : elles finissent soit enfouies, soit incinérées.

En choisissant d’autres solutions, vous verrez immédiatement le fruit de vos efforts sur le poids de votre poubelle ! Mais quelles sont-elles ces solutions ?

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Les couches lavables

Non, ce n’est pas un retour en arrière, comme on ne manquera pas de vous le dire, mais bien un bond en avant ! Les couches lavables modernes n’ont plus rien à voir avec celles qu’utilisaient nos grand-mères. Elles sont fiables, jolies et pratiques. Et aujourd’hui, nous disposons de lave-linge, ce qui n’était pas forcément le cas à l’époque !

Il existe des couches lavables pour tous les goûts, à acheter ou à louer, voire même avec un service de collecte et lavage dans certaines villes pour avoir zéro contrainte.

En plus de l’impact écologique, vous éviterez à votre bébé d’avoir en permanence des substances nocives au contact de sa peau. Votre banquier devrait aussi largement se satisfaire de votre choix.

Si l’aventure vous tente mais que vous ne savez pas par où commencer, rendez-vous ici !

Et les lingettes alors ?

Impossibles à recycler, provoquant des bouchons dans les canalisations et les pompes de station d’épuration, les lingettes jetables sont un véritable fléau pour l’environnement.

De plus, la majorité des lingettes jetables contiennent des conservateurs, notamment du phénoxyéthanol, suspecté d’être un perturbateur endocrinien. L’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament) recommande d’éviter d’utiliser ce composant dans les produits non-rincés chez les moins de 3 ans. Donc dans le doute, autant s’abstenir !

L’alternative est toute simple : de petits carrés de tissus en éponge, humidifiés avec de l’eau ou éventuellement un peu de liniment fait maison. Si vous avez une machine à coudre, vous pouvez même les fabriquer vous mêmes à partir de vieilles serviettes éponge, c’est très facile et super économique ! Sinon, vous devriez trouver votre bonheur sur Etsy.

Après utilisation, vous pouvez les placer dans un filet, qui sera mis directement dans la machine à laver pour éviter de les perdre dans le tambour.

L’Hygiène Naturelle Infantile (la quoi ?)

Qui n’a pas été surpris par son nouveau-né, qui choisit comme par hasard le moment où il a les fesses à l’air sur la table à langer pour se soulager ?

L’Hygiène Naturelle Infantile (HNI), ou Elimination Communication en anglais, est une pratique qui consiste à être attentif aux besoins d’élimination de son bébé afin de lui proposer d’éliminer dans un pot ou dans les toilettes plutôt que dans une couche.

En fait, l’HNI se rapproche de ce qui est pratiqué presque partout dans le monde et ce, depuis toujours, par tous les parents qui n’ont pas accès à des couches jetables. Il ne s’agit pas d’un apprentissage précoce de la propreté mais d’une communication rapprochée entre le bébé et son parent. 

La méthode est basée sur 4 piliers : l’observation des signaux (mimiques, sons, mouvements), l’observation des rythmes d’élimination, la suggestion et l’intuition. On peut par exemple proposer au bébé d’éliminer au réveil ou après les repas. Elle implique une proximité entre le parent et le bébé, afin de pouvoir repérer les signes émis par ce dernier. Cependant, il est aussi possible de la pratiquer à temps partiel, quand c’est possible pour vous. L’HNI peut se pratiquer sans couches, mais la plupart des parents utilisent en parallèle des couches lavables.

L’HNI ne comporte aucun risque si elle est pratiquée en toute bienveillance, sans attente envers le bébé. Le bébé reste connecté avec ses besoins et avec son corps et n’aura pas besoin de réapprendre à le contrôler vers 2 ans et demi. En plus d’être zéro-déchets, l’HNI est également une vraie solution pour les bébés à la peau très fragile, sujets aux érythèmes à répétition.

L’alimentation

Allaiter ou non, un choix personnel

Il est évident que l’allaitement maternel est le choix le moins générateur de déchets : pas de boites de lait à acheter, ni biberon, ni tétine, ni goupillon, etc… Cependant, allaiter ou non est un choix personnel qui ne saurait être basé uniquement sur des arguments écologiques.

Et malheureusement aujourd’hui, en France comme dans beaucoup de pays occidentaux, la politique en matière de soutien à l’allaitement est très insuffisante pour permettre aux femmes qui le souhaitent de réussir leur allaitement d’une part et de continuer à allaiter leur bébé à long terme tout en travaillant d’autre part.

J’aborderai donc, sans aucun jugement, d’abord l’allaitement maternel, puis des astuces pour réduire ses déchets quand bébé est nourri au lait artificiel.

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L’allaitement version ZD

L’allaitement est la solution ZD par excellence… à part quelques détails qu’on peut régler facilement. 

Les petits coussinets absorbants jetables peuvent très facilement être remplacés par leur version lavable. C’est plus sain, plus agréable à porter et plus économique 🙂

Pour les crevasses, vous pouvez utiliser des feuilles de sauge hachées et imbibées d’eau chaude en cataplasme, ou bien… appliquer une goutte de votre lait sur le mamelon après chaque tétée. La nature est tellement bien faite !

Il n’est pas indispensable d’investir dans des vêtements spéciaux, un top à fines bretelles recouvert d’un haut normal peut faire l’affaire. Vous relevez le haut, vous baissez le top et le tour est joué !

Et au biberon ?

Pour la santé comme pour l’environnement, choisissez plutôt des biberons en verre (il existe des protections pour éviter de les casser), ou même en inox.

Idéalement, il est préférable d’opter pour des tétines en caoutchouc naturel, mais attention quand même aux allergies au latex.

Concernant le lait, certains fabriquants font des boites avec plus de plastique que d’autres, même si ce ne sera bien évidemment pas le critère le plus important pour le choix du lait de votre bébé ! Sachez par ailleurs que le lait dit « de croissance » (pour les 12-36 mois) peut tout à fait être remplacé par du lait entier, que vous pouvez peut-être trouver près de chez vous en vrac ou en bouteille en verre.

Et enfin, mis à part dans quelques régions de France, l’eau du robinet est tout à fait aussi sure et adaptée à la préparation des biberons que l’eau en bouteille. Il est donc utile de se renseigner auprès de son fournisseur d’eau avant de se ruer sur les bouteilles en plastique.

La diversification

Si votre organisation le permet, vous avez tout à gagner à préparer un maximum de choses vous-mêmes, à partir d’ingrédients bruts. Ceci est valable aussi bien pour la diversification classique que pour la DME (Diversification Menée par l’Enfant). Vous éviterez aussi les additifs, le sucre et le sel ajoutés, ainsi que les transferts de substances toxiques des emballages vers les aliments.

Une simple marguerite en inox ou un couscoussier permettent de faire cuire les aliments de façon saine à la vapeur. Si vous optez pour les purées, un mixeur plongeant fait parfaitement l’affaire. Encore une bonne nouvelle pour votre porte-feuille !

Pour dépanner si besoin, choisissez plutôt des petits pots du commerce en verre, plus sains et recyclables. Vous pouvez d’ailleurs les réutiliser pour vos préparations maison 🙂

Un indispensable : la gourde

A table, en promenade, au parc, en voiture… C’est vraiment un indispensable selon moi ! Il existe des gourdes évolutives qui jouent le rôle de biberon, puis de gourde quand bébé grandit. Le top est de la prendre en inox, elle sera très résistante et exempte de substances toxiques.

Chez nous, on utilise les gourdes évolutives Pura, qu’on adore (ce n’est pas un partenariat, je précise) !

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L’hygiène et les soins

Dans le domaine des produits d’hygiène, c’est encore le « moins, c’est mieux » qui s’applique ! Un bébé ne se salit que très peu (du moins tant qu’il ne se déplace pas), il n’a pas besoin de produits décapants qui seraient agressifs pour sa peau sensible.

Un savon solide

Un savon, oui, mais pas n’importe lequel ! L’idéal pour respecter la peau de bébé est de choisir un savon surgras saponifié à froid, sans huile essentielle ni parfum. Plus il est simple, mieux c’est ! 

Tant que votre bébé ne gambade pas dans la boue, inutile de le savonner minutieusement des pieds à la tête tous les jours. Un bain une ou deux fois par semaine, en savonnant la zone du siège, c’est amplement suffisant. Il peut être intéressant d’ajouter des flocons d’avoine (dans un vieux bas par exemple) dans l’eau du bain, qui sera beaucoup plus douce pour la peau.

Une huile végétale

Pour nourrir la peau ou pour masser bébé, rien de mieux qu’une huile végétale bio toute simple, comme l’huile d’olive. Si l’odeur vous dérange, vous pouvez opter pour une autre huile, comme celle d’amande douce (mais attention aux allergies chez certains enfants) ou encore de jojoba ou de calendula.

De l’argile blanche

Utile pour mettre sur les rougeurs au niveau du siège ou dans les petits plis à la place du talc, l’argile blanche en poudre se trouve facilement en parapharmacie ou en magasin bio.

Du lait maternel

Le lait maternel possède mille vertus, souvent méconnues. Plus doux, il peut être utilisé à la place du sérum physiologique pour nettoyer le nez ou les yeux. Il aide aussi à la cicatrisation des petits bobos. A utiliser sans modération !

Les produits d’entretien

En plus d’être une source de déchets considérable et de polluer l’eau, les produits d’entretien chimiques polluent aussi nos intérieurs, ce qui n’est pas sans danger à long terme, encore plus pour les enfants. Plein de bonnes raisons pour passer au naturel dans ce domaine-là à l’arrivée de bébé !

La lessive « maison »

Au savon de Marseille, au lierre, à la cendre ou au savon noir, les recettes ne manquent pas ! Une petite recherche sur le web devrait vous permettre trouver celle qui vous convient. Pour ma part, j’utilise la lessive au lierre depuis plus d’un an, y compris pour les couches lavables, et j’en suis très satisfaite. J’ajoute juste deux cuillères à soupe de percarbonate pour le linge blanc.

Ces lessives sont saines, écologiques et très économiques. Inutile de rajouter des huiles essentielles, ces dernières ne sont pas miscibles à l’eau et donc n’auront que très peu d’effet sur le linge une fois sec. En outre, leur production a un impact écologique important et elles polluent les eaux de rejet : il est préférable de les réserver à un usage thérapeutique.

lierre

Les produits de base pour une maison propre et saine

Il est utile d’avoir ces produits de base aux utilisations multiples dans toute la maison :

  • Le vinaigre blanc, peut se trouver en vrac ou en bidon de 5L : anticalcaire, idéal pour détartrer les sanitaires ou comme adoucissant pour le linge. Il est aussi possible d’utiliser de l’acide citrique, aux propriétés proches (en poudre, se trouve en magasin bio).
  • Le bicarbonate de soude ou de sodium : pour nettoyer les tapis et moquettes ou désodoriser (réfrigérateur, textile…)
  • Le percarbonate de soude ou de sodium (à ne pas confondre avec le bicarbonate) : c’est un agent blanchissant, idéal pour le linge, actif à partir de 40°C. Il est aussi utilisé pour « décrasser » les couches lavables, nettoyer les meubles de jardin en plastique ou encore les bacs à litière de chats. Attention, le percarbonate est irritant, il est donc préférable de porter des gants pour le manipuler.
  • Le savon de Marseille : le vrai, celui qui ne comporte que 7 ingrédients au maximum et qui contient uniquement des huiles végétales, dont de l’huile d’olive et pas de parfum ni colorant (par exemple les marques Marius Fabre ou Fer à Cheval). Il peut être utilisé comme produit vaisselle ou dans la fabrication de lessives maison (et aussi comme un savon pour se laver les mains, évidemment !)
  • La savon noir : convient parfaitement pour le nettoyage des sols et des vitres, des surfaces grasses de la cuisine ou encore comme produit vaisselle ou dans la fabrication de lessives maison.

J’espère vous avoir apporté plein d’idées pour réduire vos déchets même avec un bébé. Dites-moi en commentaire si vous avez mis en place certaines de ces actions et comment ça se passe pour vous, j’ai hâte de vous lire !

Si vous êtes tentés par l’aventure des couches lavables, mais que vous ne savez pas trop par où commencer, n’hésitez pas à télécharger mon tableau comparatif des différents types de couches en cliquant sur le bouton ci-dessous. Il vous permettra d’avoir une vue d’ensemble de tout ce qui existe sur le marché sans passer des heures à faire des recherches sur Internet.

Merci de tout coeur pour votre lecture et à très vite !

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Tableau comparatif couches lavables

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« LES DIFFÉRENTS SYSTÈMES DE COUCHES LAVABLES »

Une vue d’ensemble et un petit lexique, pour y voir plus clair en un rien de temps et éviter de perdre votre temps à chercher des infos sur le web !

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